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Toujours utile, la pancarte « À vendre »?

26 juin 2019

Pour le propriétaire qui souhaite demeurer discret, la pancarte « À vendre » peut sembler la pire des alliées. Or, même à une époque où une grande part des recherches immobilières se déroulent sur l'internet, il semble qu'on serait fou de s'en passer.

Coach en immobilier chez DuProprio, Martin Desfossés entend régulièrement des clients s'interroger sur l'efficacité de la pancarte au cours des séances d'information qu'il anime. Sa réponse est catégorique. « La visibilité, c'est la clé. Si on résume les moyens qui sont à notre disposition pour exposer notre propriété au plus grand nombre d'acheteurs : c'est l'internet et la pancarte. Je ne vois pas comment on peut les dissocier. »

Évidemment que l'enseigne n'a pas la portée que peut avoir une annonce sur le site de DuProprio ou sur Centris, convient-il, mais elle demeure un élément « important » de la mise en marché. « Je vais mettre ma propriété en vente dans les prochaines semaines, expose-t-il. Jamais je ne vais vouloir me priver de la pancarte. Pour moi, c'est un incontournable. » Tellement que DuProprio installe systématiquement une affiche chez ses clients. À eux après de décider s'ils souhaitent la conserver.


« Il y a toujours eu des gens qui ne voulaient pas mettre de pancarte parce qu'ils se disaient que ça allait peut-être attirer des curieux et le regard des voisins, dit Martin Desfossés. Personnellement, je trouve que c'est important que les voisins soient mis au fait qu'une propriété est en vente. »

Le courtier immobilier Félix Jasmin, directeur de l'agence Engel & Völkers Montréal, est d'accord. « Ça dépend beaucoup de la propriété, mais toujours, parmi les meilleurs ambassadeurs d'un quartier, il y a les voisins, indique-t-il. Il arrive qu'on vende des maisons à des gens qui ne cherchaient pas nécessairement dans ce secteur-là. Mais parce que leur mère, leur meilleure amie ou leur cousine aime son secteur et qu'ils ont un budget similaire, des modes de vie semblables, ils finissent par se laisser tenter et ils viennent voir la maison. »

Les propriétés de luxe ne font, selon lui, pas exception.

« Quand on a une pancarte dans le haut Outremont, c'est très pertinent. Les gens qui y vivent sont allés à l'école et fréquentent des gens de familles qui ont les mêmes moyens qu'eux », indique Félix Jasmin, directeur de l'agence Engel & Völkers Montréal.

Dans plusieurs copropriétés, toutefois, les affiches immobilières sont interdites. « Je me verrais bien essayer de planter une pancarte dans la plate-bande devant le Ritz ! lance Félix Jasmin. Ça n'arrivera pas. »

Rares refus

Selon Félix Jasmin, les clients qui refusent catégoriquement qu'il pique sa pancarte devant leur propriété sont rares. « Il arrive que des personnalités publiques, des gens d'affaires ou du monde artistique, ne veuillent pas qu'on sache qu'elles vendent leur propriété, affirme-t-il. Ça a un impact un peu limité parce que l'information est tellement facile à obtenir aujourd'hui. Mais j'ai vendu des maisons où je sais que des gens auraient pris l'avion pour aller dormir dans la ruelle s'ils avaient su. »

Courtière immobilière depuis 32 ans, Lynda Boucher admet que l'affiche a un impact moindre qu'à l'époque où les moyens de faire rayonner une propriété étaient beaucoup plus limités. « Avant, l'impact de l'enseigne était énorme, remarque celle qui exerce dans l'équipe Re/Max Alliance. Mais ce n'est pas parce que les années ont passé que la technologie et les médias sociaux font que l'enseigne a moins d'impact. C'est un apport de plus. On ne veut pas que la propriété passe incognito. [...] Vous seriez surpris à quel point il y a des gens qui appellent après avoir vu l'enseigne », ajoute-t-elle.

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Hélène Cloutier

Courtier immobilier

514 602-1205